En choisissant de devenir vigneron, j'ai pris conscience de ce que mes clients allaient ingérer. On ne le dit pas assez, mais c'est une ÉNORME responsabilité.
« Bio or not Bio ? Là n'est pas la question. »
Bien évidemment le Bio c'est le minimum, mais ça ne peut pas s'arrêter là. À l'heure où le scandale sanitaire du Cadmium est en train d'exploser, produire en bio est bien le minimum envisageable pour moi. Il est de ma responsabilité d'amener le vin le plus pur / sain / propre possible.
Mais comment le garantir et garder la confiance de mes clients ? « Les labels », c'est la réponse que j'ai choisie.
Le changement climatique est bien la première raison qui empêche un vigneron de passer en bio. Économiquement, c'est très compliqué. Du coup, à Château EDMUS, on reste sur une petite surface, on vend en direct, des quantités réduites, au juste prix. Notre business model est basé sur une production moyenne 2-3 fois moins importante que des non-bio.
Avec les nouvelles contraintes légales imposées sur le bio et ses restrictions sur l'utilisation de la bouillie bordelaise (le cuivre), les autorités ont tué la seule arme dont disposaient les vignerons Bio & Biodynamie pour se défendre contre les maladies. Pas de doute, cela peut tuer le bio. C'est bien pour cela qu'il faut aller au-delà du bio.
Nous avons donc un label Bio (Ecocert), un label biodynamie (Demeter), mais aussi B.Corp. Notre choix s'est porté sur B.Corp car, au-delà de ce qu'il y a dans le vin, c'est toute l'entreprise que nous voulons « propre ». B.Corp, c'est un label RSE/ESG qui regarde le domaine sous tous les angles : ses émissions de CO2, ses polluants, sa gouvernance, sa responsabilité… 2 ans pour l'obtenir !
Nous resterons Bio, quoi qu'il en coûte, et nous continuerons à aller plus loin. Nous ne sommes pas donneurs de leçons, c'est simplement qui nous sommes.
« Nous ne renoncerons pas. »



