Quel étrange attrait toujours me ramène au bordeaux ? Pourquoi les noms de ses châteaux sont–ils musique à mon oreille ? Pourquoi la saveur de ses crus erre t-elle, provocante, dans ma mémoire où que je sois, quoi que je boive ? Oz Clarke, journaliste.

Quelle jolie façon d’expliquer, par une question empreinte de poésie, pourquoi Philip Edmundson et Eric Remus ont choisi le bordelais et Saint Emilion en particulier pour mettre en œuvre leur projet de créer et de promouvoir un vin d’exception.

La région de Bordeaux, par ses caractéristiques géographiques, géologiques et climatiques, a vu naître plusieurs vignobles de grand renom : le Médoc sur la rive gauche de la Gironde avec ses appellations prestigieuses comme Margaux, Pauillac, Saint Estèphe ou encore Saint Julien ; les graves au sud de Bordeaux avec les Pessac Léognan et, célèbre enclave, les Sauternes et, sur la rive droite, les vins de Fronsac, Pomerol et Saint Emilion.

De toutes ces régions, Saint Emilion est le plus ancien vignoble. Connu à l’époque gallo-romaine, le vignoble fut développé et étendu par les communautés monacales qui se succédèrent à Saint Emilion depuis le moyen-âge et édifièrent la cité de Saint Emilion aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le vignoble de Saint Emilion s’étend sur 9 communes. En dépit d’une grande diversité de sols, du plateau calcaire à la plaine sablo-graveleuse, le cépage dominant, le merlot confère au vin rouge de Saint Emilion sa typicité soyeuse et fruitée.